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Favoriser les essences locales pour la biodiversité

Les espèces locales adaptées à notre faune

Les variétés potagères, fruitières ou ornementales de plantes que vous cultivez, mais aussi les animaux qui fréquentent votre jardin sont les gages d’une nature en bonne santé. Plus la diversité est importante, plus le système tend vers un équilibre. Favoriser l’accueil ou le maintien des animaux qui se nourrissent ou parasitent les ennemis de nos cultures dans le jardin est donc le premier pas de la lutte biologique !

Les plantes exotiques et/ou horticoles vendues par les jardineries bien que très jolies et généreuses en fleurs, présentent elles (pour la plupart), très peu d’intérêt pour la faune locale. Nos pollinisateurs n’étant pas adaptés morphologiquement à ces plantes, celles-ci sont alors délaissées par notre faune.

En revanche, les espèces locales, qui par définition sont adaptées au milieu, ont une croissance optimale. Au-delà de leur développement, elles ont un effet positif sur la préservation de la faune locale par le maintien de son habitat et donc un rôle indispensable pour favoriser le retour de la biodiversité et de l’équilibre de notre nature.

Vous l’aurez compris, l’accueil des oiseaux, papillons et autres insectes dans votre jardin passe par l’indispensable besoin d’héberger des plantes locales !

Planter local rime avec économie et écologie

Les plantes exotiques sont souvent inadaptées aux conditions locales. Certaines espèces sont par conséquent plus sensibles aux maladies, d’autres vont nécessiter des engrais pour se développer, ou une quantité d’eau plus importante… Cela vous incitera donc à utiliser des produits phytosanitaires pour enrayer ces maladies, des engrais pour enrichir le sol et favoriser la croissance de ces plantes, ou à arroser davantage votre jardin…

L’utilisation d’essences locales va au contraire vous permettre de vous affranchir de ces problèmes car ces espèces de plantes seront adaptées aux conditions physico-chimiques et hydriques du sol et se seront adaptées pour lutter contre les maladies…

En utilisant les plantes locales, vous ferez un geste écologique mais en plus vous éviterez l’achat d’engrais, de pesticides et le surplus d’arrosage.

Plantes exotiques : attention aux espèces invasives !

Si la plupart des plantes importées sont difficiles à cultiver comme nous l’avons détaillé précédemment, d’autres peuvent au contraire trouver sous nos climats les conditions d’un épanouissement dépassant largement les attentes de celui qui les a rapportées. L’absence de compétiteurs et de prédateurs naturels est notamment une aubaine pour ces plantes.

Ambroisie, jussies, griffes de sorcières… Nous entendons de plus en plus parler de ces plantes envahissantes. Nombreux sont les organismes de protection de la nature qui préconisent de lutter contre la prolifération de ces plantes exotiques, qui peuvent alors dans certains cas avoir un impact négatif sur la santé, les activités économiques ou la biodiversité. Ce qui n’est pas le cas avec les espèces locales.

Plus d’infos sur les plantes invasives ici

Mise en oeuvre

Une réflexion en amont de la plantation permet de diminuer fortement les risques éventuels de maladies et de parasites. Il faut ainsi sélectionner des végétaux adaptés au contexte paysager local et éviter les espèces en incohérence avec le milieu.

En fonction des caractéristiques du milieu, il est nécessaire de veiller aux exigences des espèces. On sélectionnera ainsi les espèces adaptées au sol (argileux, calcaire,..), au climat (humidité, sécheresse,..) ainsi qu’à l’exposition (ombre, soleil). Cette réflexion sera le gage de plantations en bonne santé et d’un moindre usage de produits phytosanitaires.

La cohabitation entre végétation spontanée et végétation plantée peut s’avérer très bénéfique. En effet, l’association d’espèces complémentaires sur un même site permet souvent de protéger les plantes des attaques parasitaires. Certaines espèces, telles que les capucines par exemple, de par leur odeur et leur couleur, attirent fortement les pucerons. D’autres, comme les œillets d’Inde, éloignent de nombreux parasites grâce à l’odeur émise par leur feuillage et fleurs. Les plantes aromatiques (lavande, thym, sauge…) exercent également une certaine protection des plantes voisines contre les insectes ravageurs.

Astuces pour la biodiversité au jardin

Prévoyez une zone du jardin en friche

Laisser se développer une zone de friche dans son jardin signifie laisser place au développement d’une zone naturelle sans engrais, ni débroussaillement, ni plantations… Ce lieu accueillera alors naturellement un grand nombre d’espèces animales qui pourront au passage vous aider dans la lutte biologique contre les ravageurs. Insectes, oiseaux, grenouilles, hérissons… pourront se servir de cette zone pour se nourrir ou se reproduire. Vous favoriserez ainsi la biodiversité dans votre jardin !

Faites une rotation de vos cultures

Il est recommandé de ne pas planter chaque année au même endroit les mêmes espèces végétales, ce qui pourrait favoriser la prolifération des maladies (bactéries, champignons,…). La rotation permettra ainsi d’éliminer ses maladies spécifiques qui ne trouveront plus les ressources nécessaires pour survivre.

Favorisez les prédateurs naturels

Les essences locales sont susceptibles d’attirer des prédateurs naturels qui s’alimenteront des organismes nuisibles pour votre jardin : le hérisson se nourrit de limaces, de chenilles, une coccinelle adulte peut elle, dévorer jusqu’à 150 pucerons par jour, le perce-oreilles quant à lui s’occupera des pucerons, petites chenilles et cochenilles. Ces prédateurs sont adaptés aux essences locales et risquent de ne pas être attirés par les espèces exotiques. Un jardin diversifié tant niveau espèces qu’habitats présents (mare, tas de bois, haie, zone de friche…) permettra d’accueillir un grand nombre de ce que l’on appelle « auxiliaires ».  On peut les classer en 3 catégories : les décomposeurs (le ver de terre…) qui transforment la matière organique en matière minérale assimilable par les plantes. Les pollinisateurs (abeille, bourdon…) qui jouent un rôle fondamental dans la reproduction des plantes et dans la production végétale. Et pour finir, les prédateurs régulant les populations de ravageurs.

Utilisez du compost

La fabrication de compost est une pratique bien connue désormais pour réduire sa quantité de déchets. Mais elle permet également de favoriser les micro-organismes dans le sol, d’améliorer sa structure, d’équilibrer son pH, et de fournir les éléments nutritifs nécessaires aux développements des végétaux.

Ne « sur-nettoyez » pas votre jardin !

Les débris végétaux, branches d’arbres, copeaux de bois, écorces d’arbres sont autant d’éléments naturels qui constituent d’excellents abris pour la faune, et notamment pour les prédateurs naturels qui vous aideront dans la lutte contre les espèces « nuisibles ».

Plantez « varié » et « local » ! 😉